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26/01/2015

Election grecque : "Une dette est une dette". Chiche ! Suivons cette logique jusqu'au bout !

Syriza vient de remporter 149 des 300 sièges de l'Assemblée grecque. L'élection de son leader, Alexis Tsipras, à la présidence est une quasi formalité. Principale revendication de Syriza qui fait tousser les marchés et l'Union européenne : renégocier la dette hellénique .

 

Dans leurs commentaires, des anonymes ou pas, comme madame Christine Lagarde, s'indignent : "Une dette est une dette ; un contrat est un contrat qui lie toutes les parties", disent-ils.

 

Dans cette logique, pourquoi "une perte n’est-elle pas une perte" ? Pourquoi renflouer les mégabanques qui en sont à des milliers de milliards de pertes dans les casinos financiers ?

 

Si elles coulent, plus de dettes à rembourser !!! Logique, non ?

Les mégabanques ne veulent pas que les Etats régulent les marchés financiers ... mais ... elles pleurnichent à leur porte pour qu'on les renfloue. Faibles sont nos dirigeants ! Impunies sont les mégabanques, telles des enfants pourris-gâtés auxquels ont passe tous leurs caprices !

 

Bel et vain espoir est celui de considérer qu'elles seront raisonnables... Les produits financiers, qui ne correspondent à rien dans le monde réel, sont à un niveau plus important qu'en 2008 !!!

Vœu pieu de croire que les largesses de la BCE de ces derniers jours iront donc dans l'économie réelle ...

 

Ces mêmes commentateurs s'exclameront alors : "On ne peut pas se passer des banques !"

C’est vrai, effectivement. Par contre on peut se passer de leur vision de profits à court terme. Relancer les investissements qui préparent l’avenir ... en organisant la faillite des "Too big, to fail" et revenir à des banques dont le métier est, à la base, de financer les projets d'équipements de l’homme et de la nature.

 

Il faut alors créer une commission d’enquête parlementaire pour dissocier les dettes liées à des infrastructures des dettes liées aux manigances des mégabanques (emprunts toxiques).

 

La faillite des « Too big, to fail » s’opère par une stricte séparation des banques. On réunit les crédits, sains ou assainis, et les dépôts au sein d’une banque. Dans une autre banque, bien distincte, on met tout le reste : produits dérivés, toxiques, pertes sur les marchés financiers. Si les mégabanques sont si grosses qu’elles ne peuvent pas faillir. Elles n’ont donc rien à craindre de la célèbre loi Glass-Steagall de Roosevelt en 1933. 

 

Il faut revenir à un système de crédit public via l’émission de monnaie par une banque centrale pour financer les projets d’infrastructures utiles au développement économique et au progrès social.

 

Et enfin, il faut abandonner la stratégie géopolique du monde pour une coopération mutuelle entre les nations par le biais de projets communs à l’Humanité.

 

Rejoindre la dynamique impulsée par la Chine en créant une Nouvelle Route de la Soie étendue au monde assurerait une paix durable par les échanges commerciaux, scientifiques, culturels comme au temps de la Route de la Soie !

 

La Russie et la Chine auraient fait des propositions pour aider la Grèce à s’en sortir avec des projets de coopération. Dans cette perspective, Alexis Tsipras serait bien inspiré de créer une coalition avec Panos Kamenos, président du parti des Grecs Indépendants. En effet, le 18 octobre 2014 à la conférence internationale organisée par l’Institut Schiller, P. Kamenos présentait comment la Grèce, l’Europe et l’Afrique du Nord pouvaient à nouveau relancer leurs économies en créant les voies maritimes et terrestres de la Nouvelle Route de la Soie.

 

Rejoignez la bataille pour une vraie séparation des banques et pour que la France participe à la Nouvelle Route de la Soie au côté des pays émergents et des BRICS

Pour une victoire contre l'austérité de la fausse Europe et des faux monnayeurs !!

14/01/2015

Charlie Hebdo : l'ombre d'une révolution de couleur en France ? Conférence-débat

Certaines personnalités semblent se poser la question.  Pour Jeffrey Steinberg, spécialistes du terrorisme et des attentats du 11 septembre, pour le colonel Alain Corvez, ancien conseiller du général commandant la FINUL, pour Ray McGovern, ancien agent de la CIA, l'attentat contre Charlie Hebdo est sans doute un avertissement à François Hollande qui ne devrait pas s'éloigner de la vision du monde de la City et de Wall Street en tentant de se rapprocher de la Russie. Ces voix s'élèvent contre les manœuvres de déstabilisation des démocraties. Pourquoi pas la vôtre ?!!

Soutenons François Hollande face aux pressions ; quoi que nous ayons à lui reprocher par ailleurs. Il en va de notre avenir, de notre République, de la solidarité qui s'est affichée dans les rues entre les 7 et 11 janvier dernier. Comme le demande certaines personnes en France, dont Jacques Cheminade, il faut une véritable commission d'enquête parlementaire sans répéter les erreurs commises outre-Atlantique après le 11 septembre 2001. Et surtout il faut cesser la politique d'austérité destructrice qui pousse nos jeunes dans le terrorisme, la délinquance faute de pouvoir leur donner l'espérance d'un avenir meilleur. Il nous faut repenser une politique globale et rejoindre la dynamique des pays émergents.

Le meilleur hommage à rendre aux victimes des attentats ne consiste-t-il pas à chercher à comprendre  pourquoi ceci s'est produit ... pour mieux empêcher un bis repetita ? 

La conférence-débat sur l'imposture des révolutions de couleur du jeudi 15 janvier 2015, animée par Christine Bierre, rédactrice en chef de Nouvelle Solidarité, apporte des éléments tus dans les médias de masse.

CharlieHebdo, jesuischarlie, terrorisme, JCheminade, révolution colorée

Régulièrement nos médias illusionnent nos concitoyens avec tel ou tel soulèvement « démocratique » contre un horrible tyran. Ce sont les « révolutions de couleurs », orange, rose, et autres qui ont secoué notre monde de temps à autre.

Après le rêve cependant, le fait que ces révolutions finissent dans le rouge sang des manifestants tombés sous les balles d’un sniper, ou dans le brun des putschs anticonstitutionnels ou fascistes, comme cela eu lieu en Ukraine, fini par provoquer la méfiance. Mais, face à la propagande qui croire ?

Christine Bierre montrera, dans cette conférence, comment Londres et Washington déploient cette forme de guerre contre leurs rivaux et dans quels objectifs, et pourquoi leur volonté de provoquer désormais ces révolutions en Russie et en Chine, deux puissances nucléaires, peut conduire le monde au bord d’une conflagration nucléaire. Elle montrera aussi qu’il y a une porte de sortie à ces politiques.

Après l’attaque contre Charlie Hebdo et la France, nul n’a le droit de rester passif.

Pour suivre la conférence cliquer sur l'image.